Bricolages et Débri(s)collages

Jeudi 12 septembre 2019 à partir de 10h00

Föhn 1, 1970-1974

Après avoir dévoilé les Méta Reliefs et les Méta Matics des années 50 en 2012, puis les sculptures dites de « la période des fous » des années 60 en 2016, la Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois s’intéresse aux travaux de l’artiste suisse Jean Tinguely des années 70, décennie qui a vu exploser la couleur, la fantaisie, les projets fous comme le Cyclop de Milly-la-Forêt et les processions de carnaval !

Après avoir dévoilé les Méta Reliefs et les Méta Matics des années 50 en 2012, puis les sculptures dites de « la période des fous » des années 60 en 2016, la Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois s’intéresse aux travaux de l’artiste suisse Jean Tinguely des années 70, décennie qui a vu exploser la couleur, la fantaisie, les projets fous comme le Cyclop de Milly-la-Forêt et les processions de carnaval ! 

Tout au long de cette décennie, Jean Tinguely continue à défier les attentes artistiques. Il démontre sa capacité à surprendre encore et toujours le monde de l’art et le public. 
Ses oeuvres sont comiques, inventives, rebelles mais surtout amusantes, incitant tous ceux qui les rencontrent à sourire et à rire. Ses gestes artistiques sont à la fois ridicules et époustouflants par leur inventivité et leur esprit. En contre point du sérieux qui commence à envahir l’art contemporain de cette époque, Jean Tinguely, Niki de Saint Phalle et leurs comparses se distinguent par leur engouement pour la parodie, partageant la même passion du spectacle, du monumental et du subversif.
 
Les travaux de Tinguely des années 70 semblent particulièrement résolus à maintenir l’esprit Dada en vie. En tant que néo dadaïste, Tinguely reproduit l’un des gestes les plus célèbres de Duchamp : dépouiller un outil de son utilité et le transformer en quelque chose d’autre, comme en témoigne l’oeuvre Hommage à Dada-Max (1974), sculpture légère impliquant quatre plumes – rouge, bleue, jaune et verte – attachées à un moteur électrique de taille-haie. En associant objets de pacotille ou de rebut à des outils de bricolage – perceuses, clés, marteaux, scies –, Tinguely place ses sculptures de ferraille sur des piédestaux et imite le high-art dans un va-et-vient constant entre fonctionnalité et art, les mouvements futiles ne faisant qu’exacerber la plaisanterie. Dans Miostar No.1, Sans Titre et Bosch No.1, Tinguely réunit une perceuse et une roue rotative dans des configurations très diverses. Lorsque les foreuses commencent à fonctionner, elles déclenchent une rotation absurde et répétitive de la roue à laquelle elles sont fixées. Ce procédé maladroit mais ludique indique l’obsolescence ultime de l’objet mécanique. Exposées ensemble, ces oeuvres offrent une cacophonie de sons et de mouvements en un éventail exceptionnel de couleurs.
 
Au cours de sa carrière, l’oeuvre expérimentale de Tinguely n’a cessé d’osciller entre vie et art. C’est dans cette optique qu’il crée une série de lampes en lien plus direct avec la vie réelle, animant l’espace Hommage à Dada-Max, 1974 le public par le mouvement, la couleur et la lumière. Sophistiquées voire théâtrales, les lampes de Tinguely des années 70 empruntent leur esthétique à ses premières petites sculptures-machines, combinant une variété de pièces métalliques avec des ampoules colorées. Lampe Théière (1972), par exemple, imite la forme d’une branche d’arbre transformée en lampadaire. La structure métallique devient le support d’une combinaison éclectique d’objets absurdes, parmi lesquels une théière, des plumes, un abat-jour en métal blanc. Les sept ampoules de différentes couleurs au sommet de l’oeuvre offrent un éclairage arc-en-ciel. Une oeuvre joyeuse et chromatique, représentative de l’humour, de l’espièglerie subversive et de l’énergie électrique de cet artiste radicalement inventif.
 
L’exposition « Bricolages et Débri(s)collages » présentée par la galerie fait référence au titre de l’exposition « Débricollages », jeu de mots mêlant débris, bricoles et collages, que la Galerie Bischofberger à Zürich consacra à Tinguely en 1974. Elle présente plus d’une dizaine d’oeuvres jamais montrées en France. L’exposition est accompagnée d’un catalogue richement illustré et préfacé par Kyla McDonald, commissaire de la récente et magnifique rétrospective de Niki de Saint Phalle aux Beaux-Arts de Mons.
 
Bricolages et Débri(s)collages, Jeudi 12 septembre 2019 à partir de 10h00
Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois36 rue de Seine, 75006 Paris
Du lundi au vendredi de 10h à 19h Le samedi de 10h30 à 19h30

En partenariat avec :

A télécharger :

Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois

33 et 36 rue de Seine 75006 Paris
Tel : 01 46 34 61 07
Mail : info@galerie-vallois.com

Site : Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois

Du lundi au samedi de 10h30 à 13h et de 14h à 19h

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Publié le : 4 septembre 2019

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