DOMINIQUE FIGARELLA

Pardon my French // 12 janvier -> 2 mars 2019

À l’occasion de cette nouvelle exposition personnelle à la galerie anne barrault, Dominique Figarella présente des tableaux réalisés lors de ces 2 dernières années. Ces oeuvres constituent pour lui une synthèse de son travail. La trace, la couleur et le texte sont des éléments fondateurs de ce nouvel ensemble.

Dominique Figarella travaille sur de l’alucore, un métal suffisamment résistant pour pouvoir être posé sur le sol de son atelier, et devenir ensuite un espace sur lequel il va vivre.

Lorsqu’il travaille, la musique est toujours présente. Lui même est musicien et joue dans un groupe qui a pour nom «Splitt».

Sa bande-son n’est pas là pour se lover gentiment dans l’oreille, mais elle vient crier, s’électriser, comme les formes, les couleurs et les textes de ses tableaux.

L’un de ses tableaux a pour titre « I Am Kurious Oranj » en hommage à Mark Smith, le leader de The Fall qui a réalisé un opéra punk. Pour Dominique Figarella, c’est aussi une façon de marquer l’esthétique dans laquelle il se situe : Dada, la culture populaire, et le punk.

Le texte est très présent dans cette nouvelle série. Dominique Figarella, avec une écriture très simple, peint des phrases de mémoire. L’important n’est pas l’exactitude du texte, mais la trace qu’il laisse dans sa mémoire.

Ici, il convoque à la fois Alfonse Allais, ou André Leroi-Gourhan qui écrit en 1957 : « Dès lors notre victoire sur le monde sera totale, la dernière poche de pétrole vidée, pour cuire la dernière poignée d’herbe, mangée avec le dernier rat ». Mickey apparaît sur son tableau intitulé «la bêtise artificielle», sera-t-il le dernier rat que nous allons manger, à l’image de la phrase de Leroi-Gourhan qui raille le progrès ? Le dernier rat comme le dernier IPhone, le dernier tableau, la dernière avantgarde. Chaque tableau est peint avec tout son corps. Son travail va consister, ensuite, à effacer les empreintes laissées par celui-ci. Il viendra recouvrir chaque trace avec une grande précision.

Selon lui : «J’ai un usage particulier de ces traces. Je ne les montre pas, je ne les préserve pas, je les utilise. Et en les utilisant, je les détruis. Si on passe dans les traces de quelqu’un qui a marché dans la neige, on détruit ces traces mais elles nous servent éventuellement à ne pas nous perdre. Même lorsqu’il n’y a pas de traces physiques, ce peut être des traces mnésiques, des images, des textes, d’autres oeuvres.»

«C’est en masquant que je montre. Si je laisse l’empreinte, on ne voit pas. Ce qu’on voit c’est juste l’empreinte. Lorsque jemasque en revanche, on voit le schéma d’une action, et non plus l’effet de fétichisation que l’empreinte produit. C’est comme si je venais littéraliser l’empreinte, au fond, comme la science fait avec le génome.»

DOMINIQUE FIGARELLA, 12 janvier -> 2 mars 2019
Galerie Anne Barrault51, rue des Archives, 75003 Paris
la galerie est ouverte du mardi au samedi de 11h à 19h
Galerie Anne Barrault

51 rue des Archives 75003 Paris
Tel : 09 51 70 02 43
Mail : info@galerieannebarrault.com

Site : Galerie Anne Barrault

Du mardi au samedi de 11h à 19h

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Publié le : 14 novembre 2018

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