Jérôme Bryon

Grand Sud // 19 mai -> 25 juin 2016

« J’essaye de révéler le beau dans le médiocre, le banal. La photographie, c’est cadrer la réalité et donc, lui redonner un autre statut. Je suis marqué par ce côté judéo-chrétien qui me fait dire que je vais sauver le médiocre en lui redonnant une beauté. Chaque jour, je cultive mon jardin, et mon jardin, c’est ce qui m’entoure : c’est le centre commercial en bas de chez moi, la zone industrielle »

Marie Hélène de La Forest Divonne travaille avec Jérôme Bryon depuis 2011.

Pour cette seconde exposition personnelle,  la Galerie montrera ses deux séries récentes.

 

  • Grand Sud, le portrait d’une itinérance 

« J’essaye de révéler le beau dans le médiocre, le banal. La photographie, c’est cadrer la réalité et donc, lui redonner un autre statut. Je suis marqué par ce côté judéo-chrétien qui me fait dire que je vais sauver le médiocre en lui redonnant une beauté. Chaque jour, je cultive mon jardin, et mon jardin, c’est ce qui m’entoure : c’est le centre commercial en bas de chez moi, la zone industrielle »

 

Jérôme Bryon interroge des lieux communs sans charme et hostiles à la créativité et à travers son regard objectif les transforme en des images nouvelles et pleines de force. Ces lieux sans séduction s’apparentant aux Decorated Sheds théorisés par Robert Venturi dans Learning from Las Vegas . Part un geste minime, un simple pas et rapprochement de l’œil de la caméra, il fait basculer le regard documentaire du reporter dans la recherche d’une harmonie visuelle et d’une cohérence plastique propres au photographe d’art.

 

La série Grand Sud se configure comme une étape charnière dans le parcours photographique de Jérôme Bryon : sa recherche sur le détail comme clé d’une investigation de la texture et de la consistance du réel, trouve dans cette série thématique un nouvel équilibre entre forme et récit, vision et narration.

Cet ensemble est un jeu subtil de contrepoids entre pleins et creux, verticales et horizontales. Ces photographies tendant vers l’abstraction matérialisent les étapes de l’errance du photographe dans un espace qui se dévoile par indices. Elles s’apparentent à des haïkus visuels : des poésies silencieuses et énigmatiques, où le réel glisse imperceptiblement dans l’abstraction et dévoile son ordre secret.

 

  • Portrait de ma mère.

«  La photographie est tout simplement ma thérapie, mon divan. Plus je cultive ce terrain, plus je me sens fort. Et même si parfois je touche à des choses compliquées, ça reste positif.. »

Jérôme Bryon explore le portrait, par des prises de vue répétées en photographiant de banals maisons de plage vides de toute présence humaine. Ces architectures dans la nuit calme et silencieuse prennent l’apparence de silhouettes menaçantes et reflètent, de manière sous jacente :  une absence , un vécu.

Un catalogue publié aux Editions Cercle d’Art paraitra pour son exposition. Lieux communs est un livre de voyage, un récit à la fois intime et documentaire : un reportage scandé par le pas du photographe dans son environnement proche et un portrait du regard personnel qu’il porte sur le réel.

Jérôme Bryon, 19 mai -> 25 juin 2016
Galerie La Forest Divonne12 rue des Beaux-Arts, 75006 paris
ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h
Galerie La Forest Divonne

12 rue des Beaux-Arts 75006 Paris
Tel : 01 40 29 97 52
Mail : contact@galeriemhlfd.com

Site : Galerie La Forest DivonneSite : Galerie La Forest Divonne

Du mardi au samedi de 11h à 19h - nocturne le jeudi jusqu’à 21h

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Publié le : 8 avril 2016