Le parti pris des nuages

20 mai -> 13 juillet 2017

Marion Baruch est née en 1929 en Roumanie, elle vit et travaille aujourd'hui en Italie. Dans les années 1990, l'artiste expose avec le célèbre galeriste Milanais Inga-Pin. A cette époque, Marion Baruch signe ses oeuvres sous le label « Name Diffusion », menant des actions artistiques sous la forme d'un collectif non incarné. Renouvelant sans cesse sa pratique, elle intervient désormais exclusivement sur des chutes de tissus dans lesquelles sont découpés des éléments de vêtements. Rebuts de la société industrielle et urbaine, ces restes lui sont remis par sacs entiers venant des usines de textiles de haute-couture et prêt-à-porter de la ceinture Milanaise. « Qu'elles se nomment Peintures, Sculptures, ou Portraits, les oeuvres de Marion Baruch sont toujours semblablement constituées de lambeaux de tissus épinglés au mur. Leur tombé, ce qui s'apparenterait parfois à un drapé, les formes qu?elles présentent, ne tiennent qu'à l'effet conjugué du hasard et de la pesanteur sur la souplesse du tissu : rien là de prévu, de préparé . "Les oeuvres offrent une structure dessinée qui affiche une géométrie molle à mi-chemin entre déconstruction du tableau, esquisse de bas-relief et sculpture processuelle. ». Christian Bernard. Pour sa première exposition personnelle à la galerie Anne-Sarah Bénichou, « Le parti pris des nuages » en hommage à Ponge, Marion Baruch renoue avec cette poésie du réel et du quotidien caractéristique de son oeuvre.

Marion Baruch, Le parti pris des nuages

« Qu’elles se nomment Peintures, Sculptures, ou Portraits, les œuvres de Marion Baruch sont toujours semblablement constituées de lambeaux de tissus épinglés au mur. [...] Leur tombé, ce qui s’apparenterait parfois à un drapé, les formes qu’elles présentent, ne tiennent qu’à l’effet conjugué du hasard et de la pesanteur sur la souplesse du tissu : rien là de prévu, de préparé . [...] Les œuvres offrent une structure dessinée qui affiche une géométrie molle à mi-chemin entre déconstruction du tableau, esquisse de bas-relief et sculpture processuelle. ». Christian Bernard.

Pour sa première exposition personnelle à la galerie Anne-Sarah Bénichou, « Le parti pris des nuages » en hommage à Ponge, Marion Baruch renoue avec cette poésie du réel et du quotidien caractéristique de son œuvre.

Marion Baruch apparaît comme une artiste insaisissable tant sa production emprunte des chemins multiformes. Son œuvre couvre un large spectre : des peintures des années 1960 aux sculptures et installations conceptuelles datant des années 1980, des productions collectives réalisées à Paris dans les années 1990 - 2000 aux pièces créées en Italie à partir de chutes de tissu depuis 2010. L’exposition personnelle de Marion Baruch que propose la galerie Anne-Sarah Bénichou s'annonce comme un événement singulier ; elle donne à voir les œuvres les plus récentes de cette artiste et souligne le dynamisme, l’énergie, la capacité à se renouveler dans un contexte contemporain. Le titre de l’exposition renvoie au recueil de poèmes Le parti pris des choses de Francis Ponge que la galeriste affectionne particulièrement et qui lui est immédiatement venu en mémoire lorsqu’elle a découvert le travail de Marion Baruch. Les choses sont devenues les nuages. Figer la forme, la consistance d’un nuage est impossible, le regarder évoluer dans le ciel rappelle la recherche artistique de Marion Baruch qui tente de pérenniser l’éphémère de manière poétique.

Le parti pris des nuages évoque une poésie du rien, du quotidien où dominent les objets de la vie courante, les produits de la société de consommation.
Marion Baruch crée en effet depuis quelques années des œuvres provenant des restes de tissu qu'elle récupère dans des ateliers de confection de la région milanaise, des matériaux destinés à la destruction. Elle redonne vie, engage un processus de survivance, de réutilisation. Constituées de lignes, d’arrondis, de jetés, de plissés, souvent monochromes, ces formes souples sont épinglées au mur ou suspendues au plafond. L'artiste arrange et tend ces matériaux jusqu'à souvent obtenir des formes d'une géométrie flexible qui vient ponctuer l'espace.

L'urgence habite cette artiste qui ne se limite pas ni ne se restreint ; elle ressent le besoin de travailler pleinement. Chaque jour compte et la reconnaissance commence à se faire jour.

 

Née en Roumanie en 1929 à Timisoara, Marion Baruch a étudié à l'Académie des Beaux-Arts de Bucarest puis à Bezalel Accademy of Arts and Design à Jérusalem où elle avait rejoint sa mère violoniste. Elle intègre en 1954 l’Accademia di Belle Arti de Rome. A la fin des années 1950, elle travaille pour l’industrie textile italienne et dessine des motifs pour des imprimés.
De nombreuses périodes jalonnent son œuvre dont certaines sont des moments-clés. De 1990 à 1995 elle constitue une entreprise fiction :
Name Diffusion. Cette société développe des projets participatifs et relationnels et propose une démarche collective de rencontres, d’échanges et de création. Il s’agit de l’un des chapitres les plus connus de sa vie. Il s'inscrit dans le contexte international des années 1990 qui porte une attention particulière à l'entreprise.
De 1998 à 2011, elle oriente son travail vers la création de nouvelles formes de rencontres. Elle pratique un art relationnel, plus politique, plus ancré dans des questions de société. Elle réalise des blogs et des sites participatifs tel j
e suis une sans papière, action en ligne avec le magazine Synesthésie en 1998. Ce type de medium lui permet d'élargir et de diversifier son audience.
Marion Baruch a passé sa vie à tisser des liens, à mettre en relation ; aujourd'hui encore elle construit un dialogue entre deux forces immatérielles : l’espace et la mémoire. L'artiste s'inscrit dans la continuité, il y a chez elle une volonté de vivre dans le présent, une radicalité toujours agissante.

Les historiens de l’art commencent seulement à examiner et analyser le travail de cette artiste suite à des expositions récentes. Nathalie Viot et Noah Stolz constituent ses archives en vue de la création d’un Estate et un catalogue monographique est en préparation. Elle est également représentée par la Galerie Laurence Bernard à Genève.

 

 

Le parti pris des nuages, 20 mai -> 13 juillet 2017
Galerie Anne-Sarah Bénichou45, rue Chapon, 75003 Paris
Galerie Anne-Sarah Bénichou 45, rue Chapon- 75003 Paris www.annesarahbenichou.com Du mardi au samedi de 11h à 19h
Galerie Anne-Sarah Bénichou

45 rue Chapon 75003 Paris
Tel : 01 44 93 91 48
Mail : galerie@annesarahbenichou.com

Site : Galerie Anne-Sarah Bénichou

Du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h à 19h

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Publié le : 1 juin 2017