Philippe Starck/le Noir Des Années 80

20 octobre -> 17 décembre 2016

mobilier et objets

Version:1.0 StartHTML:0000000193 EndHTML:0000011856 StartFragment:0000002494 EndFragment:0000011820 SourceURL:file://localhost/Users/dominiquechenivesse/Desktop/CP%20Starck%202016%20.doc

 

Philippe Starck

Le noir des années 80

 

20 octobre – 17 décembre 2016

 

 

En 1987, pour la publication de « Starck, Mobilier 1970-1987 », premier ouvrage de sa collection dédiée aux créateurs contemporains, Michel Avelline écrivait dans sa préface : « Philippe Starck hérétique ou forcené de la provocation ? Les bedeaux diront à voix basse qu’il cultive son jardin des paradoxes. Les éminences instruiront son procès. Les frileux oublieront de sourire. Mais les fidèles, toujours plus nombreux, le resteront. »

 

Fidèle, la Galerie Peyroulet lui a toujours été et l’expose aujourd’hui, avec un ensemble important d’assises et d’objets de ces années

 

Philippe Starck devenu depuis ces années, mondialement célèbre est celui qui a le mieux parlé de ses créations des années 80.

 

Sous la forme d’abécédaire, dans le même ouvrage à l’esthétique très noire et très graphique, il énonce :

 

à la lettre C comme Couleur : Il y a quelques années, la France était un pays sans espoir. Comment l’ai-je exprimé. Décorativement parlant ? Par le gris. Le gris des Bains Douches. Le gris de tous mes meubles. Le gris c’est un absorbeur d’énergie. Le rien. Le non-choix de bon goût.(…) En 1981, le gouvernement change. On est dans la merde, mais simplement une merde financière… et les meubles deviennent noirs. Le noir c’est l’ultime : on ne peut que redémarrer après. Donc, on consomme du noir jusqu’à la lie et le miracle se produit : La France bouge, recommence à vivre. Je sors mes gammes argent ou aluminium, symboles de vitesse, de modernité. Au bout d’un certain temps, la gaiété se réinstalle, (…) et je colore très légèrement mes argents, je les teinte de bleu, de rose ou de vert.

 

à la lettre F comme Forme : Je ne fais pas des formes, je fais du sens.

J’essaie de parler comme ma société, à ma société.

 

 à la lettre U comme Ubik : Mes meubles portent souvent des noms curieux… Ils sont tirés d’ « Ubik » ? un roman de Philip K. Dick qui me fascine par sa très réelle intuition de la modernité. ……

 

à la lettre V comme Véhicule : J’ai compris que les meubles ou les objets ne m’intéressaient pas. Le sort d’une table, d’une chaise en tant que tels m’indiffère totalement. En revanche, que ces objets soient supports d’un sens, d’une expression, alors là oui, je suis entièrement concerné.

Je les appelle des « véhicules de tourisme » qui se promènent dans la société et répondent exactement à son attente.

 

Philippe Starck n’aurait pas pu faire aboutir ses projets et ses réalisations sans l’enthousiasme des éditeurs européens qui se sont lancés dans cette aventure : XO, les 3 Suisses, Baleri, Disform ou Driade.

 

30 ans après la création de ces assises et objets, cette exposition est un hommage à Philippe Starck qui a iniitié une nouvelle approche d’un design pour la  société.

 

 

Philippe Starck/le Noir Des Années 80, 20 octobre -> 17 décembre 2016
Galerie Gilles Peyroulet and Cie80 rue Quincampoix, 75003 Paris
mardi-samedi 14h30-18h30 et sur RDV
Galerie Gilles Peyroulet and Cie

80 rue Quincampoix 75003 Paris
Tel : 01 42 78 85 11
Mail : contact@galeriepeyroulet.com

Site : Galerie Gilles Peyroulet and Cie

Du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rdv

Plus sur cette galerie
geofield: 

Publié le : 24 novembre 2016