Plastique

Group show with Marc Couturier, Sven 't Jolle, Mika Rottenberg et Alain Séchas // 13 mai -> 22 juillet 2017

Métal, plâtre, cupro-aluminium, acrylique, bois, or, lin, résine, papier, argent, verre sont les différents matériaux qui composent les œuvres de Marc Couturier, Sven t’Jolle, Mika Rottenberg et Alain Séchas réunies dans l’exposition Plastique.

Vue d'exposition : Plastique avec les oeuvres de Marc Couturier, Sven 't Jolle, Mika Rottenberg et Alain Séchas, 2017

Si, sans doute, le propre d’une œuvre d’art, qu’il s’agisse d’objets, d’images, d’actions, ou de volumes, réside dans la constitution d’une unité singulière, qu’elle soit poétique, humoristique, onirique, politique ou tout à la fois, alors, le recours au langage, en tant que mode d’emploi de l’œuvre, apparaît comme une dimension superflue.

Tout doit être là, il suffit de regarder ...

 

Marc Couturier
(1946, vit et travaille à Paris)

Marc Couturier capte, à travers une mise en forme subtile et souvent in situ, ce qui échappe d’ordinaire à la perception : l’imperceptible, l’invisible, le “poétique”. Parallèlement à un autre pan de son travail (les œuvres non faites de main d’homme ou « redressements ») dont la forme évoque figures et paysages facilement identifiables, Marc Couturier développe une œuvre «faite de main d’homme». Pour Plastique l’artiste a réalisé deux œuvres in-situ : un wall drawing à la pointe d’argent qui s’étend sur trois murs de l’espace d’exposition, invitant le spectateur à s’immerger à l’intérieur de son dessin et un tapis de copeaux de copro-aluminium invitant à la contemplation. Une lame en bois de samba, doré à la feuille d’or complète cet ensemble.

Marc Couturier expose à l’Espace Muraille de Genève (solo, 18 mai -26 août), au Grand Palais (Jardins, jusqu’au 27 juillet), à la Villa Datris, Isle-sur-la-sorgue (26 mai-1er novembre), au Seoul Museum of Art (30 mai – 15 août). 

 

Sven ‘t Jolle
(1966, Anvers, vit et travaille à Melbourne)

L’œuvre de Sven ’t Jolle peut se lire comme une critique humoristique et passionnée du capitalisme. Les quatre sculptures récentes présentées ici révèlent la façon dont l’artiste réunit des références historiques et des évocations du quotidien afin de créer d’éloquentes constellations d’images, de formes et d’idées. Son œuvre explore les valeurs de la société contemporaine, abordant ses inégalités avec un humour engagé. Le jeu de mots en anglais dans le titre de sa récente exposition personnelle au WIELS à Bruxelles (Age of Entitlement / Age of Enlightenment ou siècle des Lumières) est loin d’être fortuit. Les Lumières, le mouvement philosophique dominant dans l’Europe du XVIIIe siècle, fondait ses idéaux sur la raison, la tolérance et la liberté. Aujourd’hui, alors que les mêmes termes sont souvent appliqués à la société néo-libérale dans laquelle nous vivons, leur signification – ou la compréhension que nous en avons – a changé de façon spectaculaire, comme ’t Jolle le souligne de son œuvre. En donnant un sous-titre à l’exposition – Affordable Tooth Extraction (extraction de dent à prix abordable) – ’t Jolle sape toute forme de grandiloquence par une juxtaposition verbale absurde qui fait néanmoins référence au démantèlement de l’État-providence et des services de santé publics.

Une grande exposition personnelle lui a récemment été dédiée au Wiels, Bruxelles (Janvier-mars 2017). Un catalogue a été publié à cette occasion. Des œuvres de la série « Sans-papiers » sont exposées à la Kunsthalle de Mulhouse jusqu’au 27 août. 

 

Mika Rottenberg
(1976, Argentine, vit et travaille à NY)

Au cours des quinze dernières années, Mika Rottenberg a développé une pratique qui conjugue la réalisation de vidéos et d’installations, de dessins et de sculptures. Elle construit des environnements immersifs qui servent d’écrins à ses films, participant ainsi à brouiller les frontières entre imaginaire et réalité. La série des Textures, sortes de sculptures (à moins qu’il ne s’agissent de peintures) a été amorcée à l’occasion de son exposition personnelle en 2013 au Magasin 3 à Stockholm. Faites de résine-moulée, et peintes à la main, ces objets semblent provenir directement, des décors de ses plateaux de tournage. Comme arrachés ou laissés pour compte, posés à même le sol le long d’un mur, les « Textures » agissent comme des références tactiles et visuels emblématiques que l’on retrouve dans tous ses films et installations.

Mika Rottenberg présentera sa nouvelle installation video lors du Skulptur Projekt de Munster (à partir du 10 juin). Une exposition personnelle lui sera consacrée au Bass Museum de Miami en Décembre 2017.

 

Alain Séchas
(1955, vit et travaille à Pais)

Amorcé au milieu des années 1980, l’œuvre d’Alain Séchas se fonde sur une pratique du dessin rapide et incisive, qui chronique les menus faits de nos vies quotidiennes, soulignant d’un trait la beauté d’un instant ou le ridicule d’une situation. La figure du chat anthropomorphe, qui apparaît au milieu des années 1990, est emblématique de sa façon de rendre compte des gestes et des postures de l'être humain sur un ton humoristique qui vire parfois au noir. 
A rebours des grandes installations multimédias qu’il échafaude en croisant sculptures, dessins, peintures, néons, sons ou films d'animation, l’artiste revient à partir de 2008 à une fabrique plus intime de l’image, qui renoue avec « le plaisir de faire soi-même les choses ». Il opte alors pour la peinture qu’il explore dans ses composantes techniques, matérielles et formelles, circulant entre abstraction et figuration.
Aux entrelacs foisonnants de ses premiers tableaux réalisés à l’acrylique, qui gardent par leur titre un lien ténu au réel, succèdent des ensembles peints à l’huile, dans un style lyrique puis géométrique faisant apparaître l’image par cristallisation des lignes et des couleurs. Le chat s’invite dans ses peintures depuis 2013, surgissant sans préméditation du fonds coloré qui toujours donne le ton. Ce héros bien ordinaire est croqué dans des saynètes tendres, acides ou drolatiques, errant dans la grande ville ou flânant au bord de la mer, dans des amorces d’histoires qui parlent à tout un chacun ou entrent en résonance avec l’actualité. Ses tribulations épinglant comme autant de papillons, petits travers, gros clichés ou moments parfaits d’un homme en débandade.

A l’occasion de Plastique c’est une toute nouvelle série de peintures - plusieurs acryliques et une huile - qui est présentée pour la première fois.

Une exposition personnelle lui a récemment été consacrée au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (2016), il exposera prochainement au Musée de l’Abbaye Sainte Croix des Sables d’Olonne (2018). 

 

Plastique, 13 mai -> 22 juillet 2017
Galerie Laurent Godin36 bis rue Eugène Oudiné, 75013 Paris
Ouvert le jeudi, vendredi, samedi de 11 à 19h

A télécharger :

Galerie Laurent Godin

5 rue du Grenier St Lazare 75003 Paris
Tel : 01 42 71 10 66
Mail : info@laurentgodin.com

Site : Galerie Laurent Godin

Du mardi au samedi de 11h à 19h

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