Richard Müller

Images troublées, de Suzhou Garden à Rogliano // 23 janvier -> 3 mars 2018

Dessins, Photographie

Richard Müller Selbstporträt am Windegg’, 2017 Carte postale, 10,5 x 14,8 cm Galerie la Ferronnerie

Richard Müller sera présenté par la Galerie la Ferronnerie en focus à Drawing Now Art Fair 22-25 mars 2018

 

Nora Leutert, in Schaffhauser AZ, 7 septembre 2017

à propos des œuvres de Richard Müller

(…) Richard Müller dessine au crayon la plupart du temps. Il interprète, par le truchement de minuscules traits de crayon, un modèle photographique soigneusement choisi, recomposé si nécessaire, le transposant en de vastes scènes. Müller utilise également le crayon de couleur, la gouache, les plus petits éléments se délitant dans ces touches de couleur : « Il est important que les travaux en couleur restent des dessins et gardent leur légèreté » explique Müller.

A l’origine, Müller a développé sa technique en cherchant une façon de dessiner presque mécanique. Il s’intéressait à des processus de transformation faisant disparaître toute écriture personnelle : « Je voulais m’approprier des images produites en masse et les transformer en pièces uniques, et ce de la manière la plus neutre possible. »
Avec le temps ses travaux sont élaborés à partir d’un matériel plus personnel. S’il utilisait des images trouvées - des cartes postales par exemple - il se sert aujourd’hui de ses propres photographies, toujours en lien avec son histoire.
Mais même au travers de ce travail plus personnel, l’artiste reste insaisissable. La photographie Autoportrait au Windegg montre Richard Müller assis, contemplant la ville de Schaffhausen de nuit. La photo est prise avec le retardateur, de façon à ce que sa silhouette se confonde avec les lumières de la ville. (…)

. Dès l’entrée : Schaffhouse Wikipédia, un dessin de la ville de Schaffhausen, sujet bien connu ici, dominée par le château Munot - la ville natale de l’artiste mise à distance avec ironie, par le biais d’une vue touristique trouvée sur internet. Arbres à Flurlinger Badi, par contraste, peut être vu comme un hommage aux arbres qui bordent les rives du Rhin.
Les dessins qui suivent nous entrainent sur une terrasse à Rogliano ou dans un parc à Shanghai. Les deux derniers dessins nous ramènent au lieu même de l’exposition : ils montrent la vue sur la falaise située juste derrière les baies vitrées de la galerie Mera.
« L’organisation des dessins dans l’espace de la galerie crée une sorte de voyage » explique Müller. Ces paysages, naturels ou urbains, évoquent un sentiment romantique. Ils ne sont pas peuplés, et malgré tout habités : l’être humain est absent, mais des sujets comme la chaise de jardin ou la fenêtre illuminée de l’immeuble l’évoquent. Une pause, un arrêt, une sorte de fuite rêveuse, même un sentiment de perte émanent de ces vues vers la cime des arbres ou vers une surface d’eau réfléchissante.
C’est aussi un regard intérieur - ce que Richard Müller nous donne à voir relève sans doute du paysage mental.(...)
Traduit de l’allemand par Richard Müller

Richard Müller, 23 janvier -> 3 mars 2018
La Ferronnerie40 rue de la folie méricourt, 75011 paris
mardi à vendredi : 14h-19h, samedi : 13h-19h
La Ferronnerie

40 rue de la Folie-Méricourt 75011 Paris
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Du mardi au vendredi de 14h à 19h et le samedi de 13h à 19h

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Publié le : 12 janvier 2018