Rossella Fumasoni

Rapsodica // 26 mai -> 24 septembre 2018

Rapsodica . è il nome della mostra che raccoglie alcuni lavori su tela di Rossella Fumasoni,dove la pittura e la carta si mescolano e si collocano su supporti di vario tipo come: spartiti musicali pagine di romanzo, stoffa per materassi. In un rapporto diacronico e fluido di fascinazioni e stilemi legati ad un indistinto femminile, seduttivo e vitale che va e viene dai primi del 900 ad ora
L’interprétation des tableaux de Rossella Fumasoni se fait sur le terrain de l’opposition entre la concrète, réelle, et tangible décontextualisation des motifs et de leur corrélation donnée par la réalité visuelle d’un côté, et la reconstruction fictive et imaginaire, ou encore, la création poétique d’une possible légitimité des motifs de l’autre. Cela signifie aussi que la suppression apparente de l’importance de la structure sémantique conventionnelle et transparente, et de la légitimité immanente du tableau d’une narration possible, représentent, en même temps, une provocation forte à la création d’une narration légitimante à partir des fragments de la structure visuelle (réelle, banale, sans émotions, répétitive), du motif de base.
 
Cette impression d’une absence radicale et probablement cynique, nonchalante, irresponsable, est, malgré cela, mise en discussion par le fait que Rossella Fumasoni introduit parfois, dans la structure visuelle répétitive, des éléments aux contenus plus complexes, voir énigmatiques et prometteurs. Ces éléments étrangers (presque romantiques, potentiellement narratifs, souvent énigmatiques et même dérangeants et provocateurs), vont, par le biais d’allusions (la plupart du temps vagues, énigmatiques, non concrètes, jamais clairement définies) vers un autre niveau de narration possible qui ne se concrétise pas et, pour cette raison, reste toujours latent. Ce disfonctionnement de la perception et de l’interprétation des réalités des tableaux constitue le centre de la stratégie globale poétique de Rossella Fumasoni, bien qu’elle n’agisse jamais d’une manière agressive et critique ni didactique ni provocatoire. 
 
Ce fait provoque une deuxième irritation qui semble s’opposer à la neutralité apparente contenue dans les motifs ou à la perception concrète qui est privée des émotions des réalités visuelles. Le spectateur a l’impression qu’il s’agit ici d’anecdotes cachées, d’histoires qui restent dans l’ombre, de contextes curieux, mystérieux et inexplicables qui remplissent avec des histoires les plus diverses la structure répétitive des motifs. Rossella Fumasoni travaille avec des éléments plus complexes, associatifs, mais aussi énigmatiques comme par exemple le clavier de piano discrètement placé dans la structure du tableau en suggérant une contextualité personnelle, poétique, en donnant une sensibilité aux connotations musicales. Ces représentations du corps humain font aussi penser aux images éducatives et mobilisatrices, dans l’art et la publicité, de la propagande politique des années 20 et 30. Ces images qui montraient le corps féminin schématique et stylisé lors d’activités sportives dans des mouvements et positions diverses étaient des instruments conçus d’une manière mécanique - volontaire, planifiée, créée et consciemment actionnée -, faisaient partie d’un système de signes corporels et physiques ayant une grande efficacité communicative et mobilisatrice. Cette forme emblématique, schématisée, des corps féminins contient en soi des entités ironiques et fragiles donnant au graphisme un effet global décoratif et visuel impersonnel et inexpressif, sans émotions et substantiellement neutre
 
Lóránd Hegyi
Rossella Fumasoni , 26 mai -> 24 septembre 2018
Galerie Placido41 rue chapon, 75003 paris
La Galerie est ouverte du mardi au samedi de14 h à 19 h
Galerie Placido

41 Rue Chapon 75003 Paris

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Publié le : 8 septembre 2018